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‘Historiette’ Category

  1. Interlude !

    23 novembre 2013 par meduline

    atelier

    Par le trou de la serrure : l’atelier.

     


  2. Premier contact avec l’école d’art de La Perrine de Laval

    4 février 2013 par meduline

    par Patrick

     _ « Quand on m’a proposé  cette activité », raconte Karine, «  je me suis demandée comment j’allais m’y prendre. Je n’avais jamais dispensé mes connaissances du tissage ».

    Mais l’idée l’a séduite, elle devait poursuivre l’œuvre des 30 dernières années dans cette école du tissage de la Perrine à Laval.

    Décidée de ne pas jouer les pédagogues, elle y est allée à l’intuition, sans idée préconçue avec son presse bouk et quelques vêtements tissés sous le bras. Par expérience, elle savait que dans le travail, une idée en entraîne une autre.

    _ « Ce fut une rencontre réciproque à égalité entre eux et moi, pleine de complicité ».

    Dans l’ancienne maison des Maires datant du 18ème siècle, l’atelier fait parti du patrimoine Lavallois. Les 14 tisserands sont là, de 39 à 87 ans assis sur leur banc comme leur Père. Mais là où la pénombre et l’isolement étaient de règle, aujourd’hui, c’est pour le plaisir de renouer avec le rythme de la fibre.

    _ « J’ai été plus à l’écoute d’eux  (il y a un homme) que eux de moi. L’échange est passé par toutes sortes de canaux comme la rêverie, la poésie, la réflexion, le rythme ».

    Elle était là comme observatrice, conseillère, dynamiseuse et conciliatrice entre la chaîne, la trame, la machine et l’homme.

    Parfois rigide sans concession avec les consignes et les techniques qui doivent être appliquées à la lettre si l’on veut reproduire la même géométrie, parfois très libre en respectant la singularité de chacun, c’est ainsi que la première journée s’est  faite.

    _ « Aujourd’hui, après sept années de partages, j’apprécie d’être avec le groupe qui se distingue par sa diversité dont l’action définit à elle seule l’esprit qui l’anime ».

    Loin des grands débats déontologiques qui veut qu’un tisserand n’est pas un tisseur ou tissier  mais bien un tissutier, que le drapier ne peut être confondu avec un lissier, un rubanier ou encore un passementier, que les filaresses de soie, laceurs de fil d’or, dorelotiers, frangeurs, sayetteurs, mais encore faiseurs de drap, chasubliers, courtepointiers, crépiniers sont peut-être des tisseurs-ferrandiniers, mais surtout pas des tricoteurs.

    _ «  De toute façon, à grand coup de navettes, nous existons et il nous appartient sans approche  encyclopédique de faire vivre ce savoir afin de démontrer qu’il existe une différence entre un pull, un drap ou une polaire dans ce millénaire où nous flirtons le plus souvent avec l’atome ou le blog ».

     

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    1. Greet dit :

      Bonjour Karine,
      je suis la femme Belge. Nous nous avons rencontré à l’expo du Ham. Et vous avez fait un petit pièce d’art avec la laine de notre moutons. C’est très beau, merci!
      Nous voulons bien vous inviter de faire un atelier à notre ferme. Ça sera possible pour vous un jour dans les premier 2 semaines de août (préf. un vendredi ou samedi)?
      Cordialement,
      Greet et Wim

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    1. Greet dit :

      Bonjour Karine,
      je suis la femme Belge. Nous nous avons rencontré à l’expo du Ham. Et vous avez fait un petit pièce d’art avec la laine de notre moutons. C’est très beau, merci!
      Nous voulons bien vous inviter de faire un atelier à notre ferme. Ça sera possible pour vous un jour dans les premier 2 semaines de août (préf. un vendredi ou samedi)?
      Cordialement,
      Greet et Wim

  3. Mon métier à tisser

    17 décembre 2012 par meduline

    , jeux d’émotions entre celui qui imagine et le regard de l’autre qui donne la vie.

    Au commencement depuis la nuit des temps, des gestes, des doigts ont toujours trituré, massé, manipulé, creusé, torsadé, roulé, noué de la matière, gestes répétitifs, inconscients ou volontaires, appris et maîtrisés par nécessité ou par plaisir.

    Un atelier est toujours un espace intime et partagé à la fois.

    Il autorise le regard de l’autre et permet le dialogue.

    L’artiste, le créateur imagine et réalise.

    Immense est son champ d’action, grand son pouvoir, aussi grand que son imagination et son attitude à maîtriser la technique et les matériaux avec lesquels il a choisi  de s’exprimer.

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  4. « Chaussons de tresses ».

    25 septembre 2012 par meduline

     

     

     Il intrigue ce petit métier à tisser des chaussons de tresses,

    du patrimoine de Châtillon sur Colmont, retrouvé au fond d’un grenier.

    En 1900, prés de 180 ouvrières travaillaient à domicile pour confectionner des chaussons sans couture pour les pieds des porteurs de sabots.

    La mémoire des anciens a permis de lever une partie des secrets de son fonctionnement.

    Méduline, a fixé à nouveau les souvenirs de ces chaussonniers et sabotiers (anciens ouvriers de l’usine),  pour retrouver une partie des gestes de ce savoir faire.

     

     

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  5. Historiette

    20 janvier 2012 par meduline

    Méduline associe quatre moments de dialogues avec la matière.

     

    La première est celle du choix des couleurs et de la fibre, c’est la projection de l’œuvre en avenir, le chaos qui précède la manifestation des formes.

     

    L’étape suivante, la plus charnelle : c’est l’union, la construction. L’œuvre s’accomplit, se joue dans les formes, les couleurs se muent en rayures comme des strates. Dans ce geste, s’inscrit une parcelle de l’esprit.

     

    Le tissu naît du mouvement, va désormais devoir prendre corps, conquérir une autre dimension, c’est la troisième étape.

    Le quatrième cycle est celui de la métamorphose, la pensée a pris forme, la pièce peut afin être partagée avec l’autre.

     

     

     

     

     

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  6. Une histoire…

    19 janvier 2012 par meduline

    Nous sommes en 1965 dans une école maternelle de Laval. Une petite fille s’applique à entrecroiser des rubans de papier. En cet instant, ces quelques centimètres carrés ont réveillé dans l’inconscient une mémoire engrangée au fond de leurs cellules transmise au cours des générations.

    Cette enfant poursuivrait-elle ? Une quête …
    Qui la pousse à l’apologie du geste ?

    Pour s’exprimer complètement, elle choisira le prénom de sa Grand-Mère :

    Méduline.

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